HANOÏ
Nous avons trouvé refuge hier soir, sur un parking d’une
station-service… et oui, encore ! Au Vietnam, l’espace est
comptabilisé ! Le pompiste nous a accueilli gentiment mais ce matin, nous
entendons tambouriner à la porte. Il nous faut partir, car nous gênons… Nous
regardons l’heure : 6h du matin ?! Nous nous habillons, puis de
nouveau, quelqu’un frappe. IL FAUT VRAIMENT PARTIR ! Nous sommes
littéralement jetés dehors. La seule chose, c’est qu’il nous faut un peu de
temps pour « réveiller » Bul. Nous accélérons le rythme, et nous
fuyons !
L’avantage de se lever tôt est de pouvoir admirer le soleil
se lever haut dans le ciel…
Nous entrons à 10h dans Hanoï, avec une circulation intense et des ruelles étroites !
Nous devons passer ce matin à l’agence de voyage pour payer notre croisière sur la baie d’Along. Nous cherchons donc un parking à proximité… Nous tournons, nous cherchons, nous tentons de nous installer à plusieurs endroits, mais à chaque fois, le gérant du parking nous demande de partir, car nous prenons trop de place ! Nous supplions, nous leur disons que nous restons plusieurs jours, mais rien n’y fait. Nous désespérons de pouvoir trouver une place !
Nous nous arrêtons sur le bas-côté, branchons les warnings, et rallumons le téléphone portable que nous a prêté Monsieur Hai Nguyen, de l’agence La Palanche, et l’appelons. Nous lui expliquons que nous sommes légèrement en avance sur notre programme et que nous sommes déjà à Hanoï. Nous lui expliquons notre problème. Il réfléchit puis nous donne l’adresse d’un hôtel qui possède un parking. Il faut « simplement » que nous prenions une chambre dans cette guesthouse… Nous n’avons guère le choix, et nous en avons marre de chercher (1h30 à tourner en rond !) et nous acceptons. Son agence n’est pas très loin de l’Army Guesthouse, là où nous allons, et nous nous donnons rendez-vous là-bas.
Nous nous présentons à l’entrée du parking ; le gardien nous regarde perplexe et nous demande si c’est pour le « movie » ? What ? No, we have a reservation for the guesthouse !
Visiblement, nous ne nous sommes pas très bien compris lui et moi. Ce n’est pas grave, car nous nous garons et attendons Monsieur Nguyen.
Je commence à préparer le déjeuner. J’entends alors un « Bonjour ! ». Je lève la tête et aperçois un jeune homme, avec un grand sourire. Il est français et habite, en principe, à Saigon. Il est là pour la préparation et le tournage d’un film. Il n’en revient de voir un camping-car au Vietnam !
Cinq minutes après son départ, nous voyons arriver les uns après les autres, les autres personnes travaillant sur le film… C’est à ce moment-là, que monsieur Nguyen arrive et ravit, commence à distribuer ses cartes de visite. La production du film est semble-t-il fortement intéressée par notre arrivée et surtout par Bul ! Il n’est pas à vendre ?... Nous ne sommes pas encore prêts à le laisser ! Et puis, c’est une démarche un peu compliquée.
Nous faisons le point sur notre voyage avec monsieur Hai Nguyen, qui nous demande de lui envoyer les photos des dernières villes que nous avons traversé (depuis le début de notre arrivée au Vietnam, nous lui envoyons régulièrement des photos) pour ses archives, mais surtout pour faire le « point » avec le gouvernement vietnamien après notre départ ! Nous sommes « suivis » ! Nous terminons de le payer, et lui, nous donne les papiers de prolongation (il y avait une erreur sur les dates d’entrée, d’où cette prolongation exceptionnelle !) pour notre sortie du territoire ! Le 11 mars nous devons nous présenter à la Border !... déjà ?!
En attendant, nous le remercions, allons récupérer les clés de notre chambre d’hôtel, déjeunons, et partons au pas de course visiter le centre-ville.
Si notre premier contact avec la ville fut plutôt négatif, voir répulsif !, nous commençons à nous détendre au détours des nombreuses ruelles. Nous nous rendons compte que l’hôtel est idéalement situé et nous sommes à moins de 5 minutes de l’opéra.
Puis l’atmosphère sur la placette de la Cathédrale Saint-Joseph, finit de nous réconcilier avec Hanoi.
Les uns déjeunent ou se désaltèrent...
... pendant que les autres fument!
La Cathédrale fut bâtie en 1886, à la place d’une des plus vieilles pagodes d’Hanoï !
Afin de donner un esprit Haussmannien à la ville, les autorités coloniales donnèrent leur accord pour détruire des bâtiments, qui, pour certains, avaient une valeur architecturale reconnue !... On ne s’ennuyait pas trop avec les « détails » à l’époque !
Nous arrivons enfin à l’agence de voyage qui a bien voulu patienter pour le paiement de notre réservation jusqu’à maintenant (Monsieur Hai Nguyen leur avait téléphoné pour leur prévenir de notre retard). Un van de l’agence viendra nous chercher demain, à l’hôtel, à 7h30 du matin. Le retour sera le 6 mars, à 17H. Tout est payé et donc bouclé, nous pouvons flâner à présent autour du Lac Hoan Kiem.
C’est le cœur du vieux Hanoï. Hoan Kiem signifie « l’épée restituée ». D’après la légende, un pauvre pêcheur s’est vu confié un jour, par la tortue sacrée du lac, une épée magique afin de défendre le royaume contre les envahisseurs Ming. Après une dizaine d’années victorieuses, la tortue vient récupérer l’épée, qu’elle ramena au fond du lac.
Le symbole de la tortue est la stabilité et la longévité…
Au hasard d'une rue:
Puis direction, les ruelles des 36 coopérations.
Il s’agit du plus vieux quartier d’Hanoï, situé au nord du lac. Un projet vise à l’inscrire au patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco. Ces ruelles virent le jour à partir du XVème siècle, et chacune d’entre elles prit une spécialité professionnelle.
Depuis leurs créations, certaines rues ont changé de « métier » afin de faire face au modernisme et au capitalisme. Ainsi, la rue des poissons grillés est destinée aux boutiques de mode…
Samuel en profite pour s’acheter un nouveau pantalon… il a un peu trop maigri depuis notre arrivée!!!!
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| Les maisons sont très étroites, afin de payer le moins possible de taxe foncière! Celle-ci est calculée en fonction de la largeur de votre bâtisse... Donc, c'est étroit mais haut! |
Après cette journée bien remplie, nous méritons bien une petite récompense!
Nous faisons demi-tour pour retourner à l’hôtel. Nous apercevons alors, des gros de personnes réparties autour du Lac. Nous sommes vendredi soir, et les autorités ferment les rues aux voitures dans le quartier. Nous passons alors un moment très agréable à observer un magicien en plein numéro, ou encore à entendre des jeunes chanter.
Nous avons repéré plusieurs jeunes aspirer l'air contenu dans ces gros ballons... souvent vendus/distribués aux terrasses des cafés. On n'en sait pas plus!
Nous retournons cette fois à l’hôtel, où Bul est tranquillement installé pour la nuit.
Bonne nuit !

























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