NHA TRANG

Nous avons trouvé refuge hier soir dans une station-service qui a bien voulu de nous pour la nuit ! Nha Trang est encore à 1h45 de route, mais nous étions, hier soir, trop fatigués pour continuer de conduire !


Ce matin, nous profitons de notre stationnement, pour faire un brin de toilette !
Nettoyage des parois de la douche!

Une fois l’eau chargée, la cassette vidée, le ménage fait et le plein d’essence réalisé…, nous parvenons à reprendre la route !

Nous découvrons Nha Trang avec, malheureusement, un ciel bien gris ! Mais malgré quelques gouttes, nous échappons à la pluie ! Heureusement, car nous allons directement nous garer près des Tours Cham de Po Nagar. Nous profitons d’un parking gratuit (ce qui est rare !) et partons découvrir les ruines de ces temples, vestiges de la civilisation cham. Sept à huit tours furent érigées sur une butte granitique entre le VII et le XIIème siècle. D’abord destinées au culte hindouiste, elles furent ensuite liées au bouddhisme. 



Une femme chevauchant un éléphant

L’emblème de Po Nagar est une danseuse aux seins nus entourée de deux flutistes, image du caractère négatif de Shiva, dieu de la Destruction et de la Dissolution.

Le site est beau, et la comparaison facile ! Nous avons encore les images des ruines d’Angkor en tête. Nous tentons donc d’apprécier les choses simplement et arrêter de « comparer » systématiquement, comme tout bon français, si j’ose dire !
Nous avons une vue sur la ville… Les constructions modernes sortent de terre, (ou de la mer ?) et semblent écraser la vieille cité. 

Certes les bateaux bleus des pêcheurs sont toujours là et on a toujours plaisir à les observer….

… mais la pollution est, elle aussi, bien présente !

Cette parenthèse à travers les siècles nous a donné faim. Direction le restaurant !

A midi, nous goûtons à des petites crêpes aux crevettes, herbes, œufs de caille, et pousse de soja. Elles sont cuites au feu de bois ! Un vrai délice ! Pour Lila, la cuisinière lui fait une crêpe spéciale : uniquement aux œufs ! et lui en offre une seconde !
Pour cet après-midi, nous avons planifié la visite du musée Yersin, qui se trouve en face de la plage ! Vu le temps gris et menaçant, il est préférable d’aller faire des visites « en intérieur » !

Nous nous garons face à la Mer de l’Est, à la grande joie de Lila, qui se précipite sur le sable fin.

Nous n’avons pas eu à chercher bien longtemps avant de trouver cette place de stationnement… Bizarre d’ailleurs ! Nous vérifions les panneaux signalétiques afin de ne pas se tromper et se garer à un endroit interdit… Mais… comment dire ?!... Je cherche encore la traduction… si quelqu’un peut m’aider !!!

On se dirige vers le musée, et parcourons les cinq minutes à pied sur la plage. Lila fait un peu la tête de devoir laisser son bac à sable géant, mais s’y résout. Et puis, de toute façon, elle n’a guère le choix ! Nous nous présentons devant le musée, où les gardiens nous refusent l’entrée. Le musée est exceptionnellement fermé à cause d’une grosse délégation en visite dans la ville ! Tant pis, on reviendra demain ! Lila est déjà en train de sauter de joie. Retour sur la plage, où nous y passons une petite demi-heure pour lui faire plaisir.

Nous retournons à Bul, et décidons de changer de programme : direction à présent la pagode de Long Son, l’une des plus vieilles de la ville, datant de la fin du 19ème siècle.
Détails de l'intérieur de la pagode:


Nous sommes en train d’admirer et d’observer cette pagode, lorsqu’un vieil homme, un moine (ici, ils n’ont pas la tenue safran du Laos), nous fait signe d’approcher. Il montre à Lila, impressionnée, le fonctionnement du gong et tout sourire, attrape Samuel par la manche. Il me fait comprendre de prendre la photo ! Voilà… tout simplement. Il nous fait cadeau de son sourire et d’un cliché !

Nous poursuivons la visite dehors, et heureusement pour nous, il ne pleut pas ! Nous grimpons la colline qui se dresse derrière la pagode, et découvrons ce bouddha couché de 18 mètres de long. La statue est magnifique.



Puis nous poursuivons la montée des 152 marches qui mènent au sommet de la colline.


Et enfin nous atteignons le sommet avec comme surprise, ce bouddhas assis géant !


Une vue, pas très ensoleillée, sur la ville :
Nous avons lu dans notre livre touristique, que la plus vieille pagode de Nha Trang se cachait derrière un sentier, à dix minutes à pied. On décide donc de marcher un peu plus avant, et laissons les touristes derrière nous.

Nous cherchons, hésitons et enfin trouvons la pagode Hai Duc, plus petite que la première.



Cette petite balade nous a permis de nous éloigner du bruit de la ville pendant une grosse heure. Nous sommes d’ailleurs surpris de retrouver autant d’agitation dans la rue, nous avions comme oublié où nous étions ! Il est 17h, l’heure la plus critique pour reprendre le volant ! Tous les 2 roues sont de sortis, et il faut avoir les yeux de partout afin de ne renverser personne !
17h, c’est également la fermeture de sites touristiques… Nous cherchons ce que nous pouvons éventuellement faire. Et pourquoi pas un bain de boue ?! Il semblerait que ce soit la spécialité de la région. Nous cherchons l’adresse et tentons de nous y rendre, lorsque soudain, un scooter derrière nous klaxonne, se met à notre niveau. Il s’agit de deux Français, qui nous demandent comment nous sommes arrivés jusqu’ici !
Nous nous rabattons sur le bas-côté, et commençons à échanger. Il s’agit de Noëlle et Gérard, dont leur fils est venu s’installer dans cette ville, avec sa femme. Leur petite fille est née d’ailleurs ici. Ils vivent 6 mois de l’année à Nha Trang avant de repartir pour la France. Ils connaissent très bien les lieux, et lorsque nous leur disons que nous allons certainement passer la nuit sur le parking à côté du musée Yersin, face à la mer, ils grimacent. Ils nous déconseillent d’y aller, car la nuit, la délinquance y serait monaie courante. Nous parlons, le temps passe… Noëlle nous propose de venir se garer au pied de leur immeuble, une rue « tranquille » et d’en profiter, pour venir prendre l’apéro ! Changement de programme !!! Nous voilà en train de suivre un scooter parmi des dizaines d’autres !
Nous nous garons derrière un gros car, devant un camion de travaux… l’endroit et surtout la vue, je l’avoue, est beaucoup moins plaisant que la vue mer ; mais au moins, nous serons « en sécurité » pour cette nuit !
Nous suivons nos hôtes à l’intérieur de leur appartement et passons un très agréable moment en leur compagnie. Nous échangeons sur nos expériences en camping-car, car eux-mêmes en possèdent un, mais en France. Au bout d’1h30, nous nous disons au revoir, et nous les remercions pour ce moment, que j’appellerai « à la bonne franquette, typiquement français ! »`


La nuit fut un peu bruyante, mais nous avons pu nous reposer quand même. Avant de reprendre la route, ce matin, et nous diriger vers le musée, nous faisons la rencontre de cette petite chenille d’un jaune intense !


Après le cours de biologie, passons à l’EPS (gym) !


Nous sommes maintenant fin prêts à visiter le musée Yersin.

Mais qui est ce vieux monsieur sur cette photo noire et blanc d’une autre époque ?

Il s’agit d’un médecin français, qui mena une vie d’aventure et surtout qui découvrit le bacille de la peste à la fin du 18ème siècle. Et c’est encore lui qui fonda les Instituts Pasteurs en Indochine. Instituts dans lesquels les jeunes parents vont encore aujourd’hui pour faire vacciner leur nouveau-né.
Ses différents instruments :


calculatrice
Photos prises lors de ses recherches sur le vaccin de la Peste.


Instrument permettant de transpercer le courrier et ainsi « disperser » et donc détruire tout germe de la Peste… Efficace, semble-t-il, contre la propagation de la maladie mais légèrement contraignant au niveau lecture !    
En plus d’être scientifique, Yersin aimait, entre autre, la photographie et a ainsi laissé une trace visuelle des minorités ethniques qu’il a rencontré.
L'astronomie l'intéressait également beaucoup.

Yersin fut « reconnu » pour son mérite par la France ou le Vietnam :




Nous ne regrettons pas d’avoir pris le temps le temps de faire cette visite. Les explications en français nous ont permis de mieux comprendre ce personnage tant aimé et honoré par les Vietnamiens.

Nous avons la chance, à la fin de notre visite, d’être réchauffés par les rayons brûlants du soleil. Sans hésiter une seconde, nous prenons la direction de la plage....



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