SUR LE PONT DE LA RIVIERE KWAÏ
C’est avec le sifflement mélodique que nous débutons cette
journée.
Samuel ne perd pas de temps et fait un premier essai photo
avec les tissus achetés la veille… Il ne semble pas convaincu à cent pour cent... mais il
y a quelque chose à creuser. A voir dans les prochains jours !
Pour l’heure, un pont nous attend ! Une atmosphère très
joyeuse et ludique se dégage de ce lieu… L’histoire dramatique qui l’entoure
est comme oubliée…
On admire simplement ce travail architectural et le paysage.
Sa longueur de 300 mètres est impressionnante. Seules les travées extérieures
incurvées sont d’origine car les alliés ont bombardé l’ouvrage en 1945.
Il semblerait que le travail manque à Samuel !!! Il aperçoit
des jeunes mariés en pleine séance de prise de vue et se précipite afin de les
photographier à son tour !
Saurez-vous le retrouver dans ces images?
Pendant ce temps-là, je visite le temple chinois bâtit à
côté du pont. Les couleurs vives et la décoration chargée sont au rendez-vous.
Nous déjeunons dans ce restaurant flottant où les poissons
sont engraissés par les restes de nourriture des clients.
Nous retournons voir Bul dont les 2 batteries électriques ne
semblent pas vouloir se recharger beaucoup… normal, ça fait 2 jours que le
soleil joue à cache-cache ! Nous retournons dans le centre-ville de
Kanchanaburi afin de visiter le musée Centre du chemin de fer
Thaïlande-Birmanie.
Nous sommes intrigués par l’histoire de ce pont.
L’atmosphère est radicalement différente de celle de ce matin. Ici, nous
prenons conscience du drame humain qui s’est joué autour de cette voie ferrée
longue de plus de 415 kms et appelée : Le Chemin de Fer de la Mort !
100 000 hommes ont perdu la vie pour sa réalisation ! La population d’une
ville comme Montreuil (banlieue parisienne) décimée en 16 mois!
RAPPEL : Nous sommes en septembre 1942, l’Asie de l’Est
est sous occupation japonaise qui souhaite étendre sa domination à d’autres
pays de l’Asie occidentale. Pour cela, les Japonais ont besoin d’une voie
ferrée reliant la Thaïlande à la Birmanie afin d’acheminer plus rapidement la
logistique militaire. Les ingénieurs imaginent ces travaux colossaux mais
estiment leur réalisation en 5 ans. L’armée japonaise contraignent alors
prisonniers de guerre et population locale à réaliser ce projet en un temps
record et dans des conditions effroyables. Manque de nourriture, épuisement,
maladies chroniques, tortures sont le quotidien de ces hommes devenus esclaves.
Le travail est effectué à la main, avec de simples outils pour creuser des
passages dans la montagne. Le pont qui enjambe la rivière ne sera pas le seul
sur ce long trajet (environ 70 autres ponts seront construits dont une dizaine
en métal), et sera utilisé en tout 20 mois par les Japonais avant sa
destruction. Il reste encore aujourd’hui 130 kms de voie ferrée utilisés en
Thaïlande (côté Birmanie, je ne sais pas)
Lila a été impressionnée au début par le musée : je
crois qu’elle avait peur de voir des images violentes ou des morts ! En
prenant le temps de lui expliquer simplement, en l’intéressant aux maquettes
des chemins de fer ou aux objets retrouvés ayant appartenus aux prisonniers,
elle a finalement apprécié cette visite.
En face du musée, le cimetière militaire des Alliés qui
accueille pratiquement 7 000 prisonniers de guerre, majoritairement
Britanniques, Australiens et Néerlandais est parfaitement entretenu. La
majorité des victimes ont été enterrés anonymement.
Pour clore cette journée culturelle, nous nous promenons à
travers les rues de la vieille ville. Nous y restons dormir une nuit
supplémentaire.
![]() |
| Ce sont des extincteurs... |
Nous réfléchissons, ce soir, à la fin de notre séjour en
Thaïlande. Le temps passe vraiment vite et il nous reste tellement de choses à
découvrir ici ! Nous décidons de faire un détour demain par Bangkok afin d’acheter une caméra
Gopro car celle de Samuel a rendu l’âme ! Mais ce sera, pour cette fois,
qu’une halte ! Nous resterons ensuite dans le Nord du paus jusqu’à
l’expiration de notre visa.




















Commentaires